Après être revenu dans ma chambre complètement réveillé, il était 21h35 en le demandant aux infirmières. En même temps, elles m'ont dit que cela faisait déjà 30 minutes que j’étais sorti de salle d’opération, après un réveil impeccable Il y avait ma femme au téléphone et j’ai pu la rassurer sur mon état de santé. Après quelques mots avec l’infirmière qui ma veillé toute la nuit, j’ai dû sombrer dans un sommeil profond, avec la fatigue et le reste de l’anesthésie. J'ai dormi jusqu’au matin sans me réveiller, d’après l’infirmière; tout allait bien, hormis quelques douleurs, mais rien de bien grave.
C’est le deuxième jour après la transplantation que les douleurs sont devenues terribles. On vous met des calmants, mais il n’y a pas grand chose pour calmer des douleurs aussi dures à supporter, à part la seringue de morphine où vous vous servez seul, selon la douleur. Mais il y a un petit hic: quand le docteur est passé pour faire ses visites, je lui ai demandé pour qu‘il me mette une seringue, mais il m'a dit que cela ralentissait la cicatrisation. Il m'a conseillé de ne pas en prendre, que les douleurs allaient disparaître et, c’est vrai, le lendemain je ne ressentais pratiquement plus aucune douleur.
A partir de là, ce fut le bonheur, à tel point que je voulais déjà sortir au bout du cinquième jour. Mais, en définitive, j’ai fait dix jours pleins d'hôpital, le temps de doser impeccablement les anti-rejets.
Puis, je suis sorti de l’hôpital le 27 octobre 2000 pour aller dans une maison de repos de la banlieue nantaise qui est très bien à tous points de vue. J’y suis allé pour me refaire une santé étant donné qu’à l’opération j’ai perdu 7 kilos et que la tension avait chuté à 9.
Donc, il faut beaucoup de repos et de surveillance médicale. Au début, on va à l’hôpital qui est distant d’une dizaine de kilomètres. On est très fatigué quand on revient des soins, surtout que, pendant deux à trois semaines, c’est tous les jours. Et, à la visite, on vous fait toute une série de prises de sang, pour voir si tout va bien, si cela fonctionne.
Moi personnellement, je suis resté trois semaines à la maison de repos; une fois que tout semblait bien fonctionner, j’ai demandé à repartir chez moi parce que l’ennui commençait à se faire sentir. Le docteur l'a très bien compris et m'a fait un bon de transport pour prendre une ambulance pour rentrer, et je suis parti le jour-même avec les ordonnances et tous les papiers nécessaires au retour et, bien sur, des rendez-vous pour la semaine qui suivait. Au début c’était une fois la semaine pendant 3 mois, après ce fut une fois toutes les 2 semaines pendant 3 mois, toujours pour un suivi médical et se réapprovisionner en médicaments.
C’est dans les trois premiers mois que j’ai changé d’anti-rejets, les premiers n’étant pas à la hauteur. Je suis reparti avec une autre sorte d’anti-rejets que j’ai toujours et qui ont l’air de bien me convenir. Au douzième mois le plus près possible de la date anniversaire, on a le droit à une visite approfondie avec toujours les prises de sang plus un doppler et une échographie et la visite au docteur. Après les 12 premiers mois, je suis passé à 1 fois tous les trois mois jusqu’au mois de juin où il m'a dit que maintenant que cela allait bien, que ce serait une fois tous les quatre mois.
Cela a fait deux ans le 17 octobre 2002. Il faut dire aussi que j’étais tellement mal avant la transplantation que j’ai été mis en invalidité en 1995 à 79 pour cent et, en 2000, ils m'ont passé à 80 pour cent par la c.o.t.o.r.e.p et déclaré inapte au travail.
On dira que pour me rendre utile j’ai décidé de créer un site pour répondre aux personnes qui se posent des questions sans avoir de réponse, et je me propose d’y répondre dans la mesure où je le pourrai; je reste à votre disposition, amicalement et gratuitement.
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