Je voudrais d'abord remercier toutes les infirmières et tout le personnel médical du centre de transplantation de Nantes qui est très gentil, toujours à l'écoute du patient. Et quand on vient de se faire transplanter, on n'est pas toujours facile à soigner, je tenais à le préciser.
La deuxième personne est mon épouse qui a eu le courage de me supporter pendant ces vingt-cinq longues années. Quand je suis parti à l'hôpital, elle ne possédait pas le permis de conduire; elle ne s'est pas démoralisée, elle a tapé à toutes les portes qui ont bien voulu s'ouvrir et elle a tenu à venir me voir trois fois la semaine au début avec l'aînée de mes filles qui était enceinte et allait être en couches 15 jours plus tard. A elle aussi, je dis un grand merci.
Et puis à mon frère, qui est plus jeune que moi, qui l'a conduite un grand nombre de fois sans jamais réclamer dix francs pour son gas-oil.
Dans la même voiture venait aussi ma mère qui a soixante-douze ans à l'heure actuelle. Elle ma beaucoup remonté le moral, c'est une femme qui a beaucoup souffert.
Il y a aussi ma fille Christelle qui, elle, habite St-Malo et me téléphonait tous les jours quand elle ne pouvait venir parce que son mari a des horaires très complexe. Mais lui aussi ma remonté le moral.
Vient ensuite ma sœur qui est 12 ans plus jeune que moi et qui a déjà été opérée d'un cancer. Elle a fait preuve d'un immense courage de faire tous ces voyages et de venir me voir sur ce lit d'hôpital où j'étais à peine réveillé, qui s'est mis à pleurer toutes les larmes de son corps. Sont mari aussi m'a remonté le moral en me disant que cela n'était qu'un mauvais moment à passer.
J'ai encore une sœur et un frère plus jeunes que moi qui eux se sont contentés de me téléphoner, une seule fois pour mon frère et quatre à cinq fois pour ma sœur. Mais je ne ferai pas de différence entre chaque personne. Je tenais ici à les remercier de tout mon cœur pour tout ce qu'il ont fait pour moi et surtout pour ma femme.
Je voudrais dire à une personne, ma dernière fille, Elisabeth, un grand merci. Malade elle-même (maladie de crosne), elle s’est engagée dans la marine. Au moment où je me suis fait transplanter, elle était en poste a Rochefort et elle faisait très souvent la route aller-retour pour venir me voir une à 2 heures par jour. A la fin, elle était très fatiguée.
Il était temps que je sorte de l’hôpital et de la maison de repos pour soulager tout le monde !
MERCI À TOUS !
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